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Le Cœur à Chanter est donc une école de chant d’un genre différent qui vise avant tout l’épanouissement de ses élèves. Que vous soyez expérimentés ou non, avec ou sans talent, son but n’est pas de vous juger, mais de trouver un lieu sécurisant où laisser libre cours à votre être sensible, à votre enfant intérieur. Ainsi, nombreux sont les élèves de l’école qui arrivent sans aucune connaissance musicale et repartent en ayant développé une plus grande confiance en soi. Avocats, comédiens, coiffeurs, professeurs d’université et enseignants, tous ceux qui ont à parler avec le public ou autres se trouvent enrichis par la pratique du chant. Que ce soit pour vaincre une timidité, apprendre davantage à prendre sa place, placer mieux sa voix, gérer sa respiration et mieux vivre avec le stress, corriger une posture qui ne met pas en valeur notre personnalité, le chant a des vertus thérapeutiques qui peuvent vous apporter beaucoup. De plus, en reprenant contact avec leur vrai moi, certains décident de transformer dans leur vie ce qui ne leur correspond plus. La voix ne ment pas et met toujours en lumière ce qui est mort, ce qui est devenu superflu, nous obligeant à faire des choix pour laisser à nouveau la vie couler en nous. Alors, si vous êtes prêts à vous laisser tenter par notre approche, si vous avez depuis toujours le goût de chanter sans jamais avoir oser vous lancer, venez nous voir… Nous saurons vous accueillir et vous guider afin que vous puissiez trouver votre voix et vous exprimer enfin pleinement. Nos cours et séminaires se font dans une atmosphère chaleureuse et enthousiaste, bien souvent avec humour et tendresse. François Tessier, professeur diplômé de l’Université de Montréal, enseignant depuis plus de 15 ans, ténor, auteur-compositeur et interprète se fera un plaisir de vous y recevoir. Sa grande force réside dans son tempérament passionné, son oreille et ses talents de stimulateurs. Il sait comment amener l’être à se dépasser et à exprimer ses émotions les plus intenses à travers le chant, développant ainsi le talent de chacun tout en respectant son individualité. Et moi-même, Jocelyne Z’Graggen, également diplômée de l’Université du Québec à Montréal et du Conservatoire de Musique de Genève qui enseigne le chant depuis 18 ans. Mais ma plus grande passion reste l’être humain. Je passe mon temps libre à étudier la psychologie ainsi que diverses approches philosophiques et spirituelles qui visent la compréhension de la nature humaine. Nous offrons des cours privés à Montréal et à Saint-Hippolyte, ainsi que divers séminaires et ateliers, un peu partout au Québec. |
Par Jocelyne Z'Graggen Il n'y a pas de faux chant, il n'y a que de faux chanteurs. En fait, chanter faux est un masque qui cache notre vraie voix. Apprendre à chanter juste devient une véritable thérapie pour reconquérir notre identité, notre harmonie innée et notre vraie voix, tout en nous faisant plaisir. C'est un peu comme une ré-harmonisation de soi, à l'aide de l'harmonie de la musique que nous aimons chanter. Chanter faux n'est donc pas une fatalité mais plus un état d'être, un manque d'harmonie et une demande de l'âme d'être entendue, au même titre que tout dysfonctionnement énergétique. L'être entier est vibration, note vibrante en réponse au monde qui l'entoure. Écouter sa voix, c'est entrer en contact avec le Grand Tout, ou plus simplement avec la nature du monde qui nous entoure et qui nous habite. De plus, tout désir ou toute souffrance est vibration et est enregistrée dans notre corps sous forme de boule d'énergie ou de tension. C'est comme s'il y avait une concentration d'énergie autour d'une blessure inconsciente, un peu comme une cellule entoure son noyau fait d'atomes. Ces boules d'énergie se placent d'abord sur notre corps éthérique et, si elles ne sont pas entendues et exprimées, rentrent dans notre corps physique où elles peuvent dégénérer en maladie, et ce afin de nous protéger de la prise de conscience de la blessure qui peut être douloureuse. Puisqu'elle met notre corps en état de vibration, la voix traverse notre corps, mettant en relief les zones libres ou bloquées, un peu comme si on passait un scanner. Elle peut donc être entravée dans son élan naturel, ceci ayant automatiquement une répercussion sur sa qualité. Ainsi, chaque larme, chaque cri ravalé détourne notre voix et la fait dérailler. Ces distorsions de notre énergie influent sur notre santé physique et sur notre voix. Cette dernière traverse nos cellules, s'illuminant ou s'éteignant au gré des non-dits, de nos blessures et conflits, créant beauté ou dissonance. Accepter d'entendre sa voix et se mettre à l'écoute de ce qu'elle nous dit, avec respect et amour, sera la première étape. Puis, en chantant, la voix va agir comme le ferait un rayon laser et libérer les émotions qui étaient figées. Voilà pourquoi, parfois, à l'écoute d'un son précis, nous nous mettons à pleurer sans raison apparente. Le chant est un art libérateur. Je vais vous parler d'une de mes expériences. J'ai connu une femme qui chantait toujours trop bas sur les notes mi et fa medium. Ses deux notes manquaient de tonus, étaient ternes et sans vie, alors que toutes les autres notes, qui pourtant s'avéraient plus difficile techniquement, sonnaient juste. Un jour, elle arriva à son cours en larme. Elle venait d'avoir une violente dispute avec sa mère qu'elle n'avait jamais osé confronter. Lors de la pratique qui a suivi, les notes mi et fa, malgré qu'elles fassent jaillir un torrent de larmes à chaque fois qu'elle les chantait, sonnaient parfaitement juste. Par la suite, elle ne les chanta plus jamais faux. Ces dernières années, je me suis intéressée à la psycho-kinésiologie, à la médecine chinoise et au lien des 5 éléments avec les émotions et les notes de musique. J'ai découvert qu'il y a, en effet, un lien direct entre la blessure émotive et la note puisque les sons, au même titre que les émotions, sont des vibrations. Voilà donc ma réponse. Sa colère non exprimée (excès d'énergie du foie) lui faisait chanter trop bas (manque d'énergie) sur les notes de Rate-Pancréas. Une fois son émotion exprimée, tout est revenu dans l'ordre. Je pense également que le cours de chant l'a aidée à s'affirmer. Il faut avoir du courage pour chanter fort et se tenir droit quand on est une personne émotivement réprimée. Certains de nos élèves ont également de la peine à chanter avec leur vraie voix. Leur oreille se ferme lorsqu'elle entend des sonorités semblables à la voix du père ou de la mère qui criait sur l'enfant, leur grosse voix ayant traumatisé l'enfant. Il y a donc impossibilité de chanter la note juste, puisque la personne refuse inconsciemment de l'entendre. Les émotions peuvent aussi remonter dans le çakras de la gorge et y rester coincées, ce qui empêche la vraie voix de sortir. Le chant permet donc une réappropriation de notre vraie voix, c’est-à-dire une voix libérée des blocages émotifs, proche de notre essence divine, tout en acceptant notre lignée terrestre. Pour terminer, j'ajouterais que, bien que je pratique le chant depuis longtemps, je continue de vivre toutes sortes d'émotions dans mon quotidien, émotions qui se manifestent dans ma voix. Mais lorsque je vis un trop plein, je chante, je m'applique à ressentir les endroits où ma voix bloque, à m'accueillir là-dedans et à chanter jusqu'à ce que la musique fasse son travail d'harmonisation. Quel bonheur, quel merveilleux outil! Bien sûr, la posture, la technique et la respiration jouent également un grand rôle dans le processus de guérison que propose le chant, mais ce sera le sujet d'un prochain article. Finalement, je vous invite à faire ce chemin de reconquête de soi, car se mettre à l'écoute de son intimité est le plus grand cadeau que nous puissions nous faire. Le langage de la musique est sacré et le chant de notre voix ne fait aucun détour et se livre à nous, demandant à être accueilli, aimé et transmué pour retrouver, au-delà des blessures et des peurs, notre dimension divine. Soyons donc à l'écoute de la voix, celle qui réside au creux de notre être. Ne craignons pas cette rencontre avec soi à l'aide de la beauté de la musique. Sachez que LE COEUR À CHANTER désire vous aider à refaire ce chemin vers votre artiste intérieur qui a tant besoin d'être entendu. François Tessier et moi-même sommes là, avec compassion, et non-jugement, grâce à notre expertise du chant et de l’enseignement, pour vous offrir un lieu de ressourcement, vous accueillir et vous aider à grandir au fil de cette rencontre avec vous. Nous vous offrirons les outils concrets nécessaires à votre transformation et à votre épanouissement. - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen J’étais une jeune fille éteinte, étouffée. Le chant m’a permis de m’affirmer, d’exprimer tout ce que je ne pouvais dire par des mots, de canaliser mes cris et de répondre à mon profond besoin d’être entendue. J’avais trouvé le moyen de me faire une place qui soit acceptable pour mon entourage tout en guérissant ce que je ne pouvais dire. Le chant est un merveilleux outil de croissance personnelle. La voix qui traverse le corps peut nous transformer, même à notre insu. Elle nous façonne, nous fait contacter notre vraie nature, nous amène à ne plus tricher avec ce que nous sommes. Elle libère l’enfant, l’homme, la femme en nous qui a perdu sa joie de vivre et qui a besoin d’être entendu… Nous avons connu un homme qui travaillait avec le public et qui était constamment sollicité pour affirmer son point de vue. Malheureusement, son attitude physique et vocale allait à l’encontre de son affirmation. Il parlait avec une petite voix haut-perchée, sans corps, sans consistance et tenait le haut de son corps en retrait. Notre travail comme professeur de chant fut de l’amener à descendre le point d’appui de sa voix parlée et chantée dans son corps, ce qui lui permit de s’habiter davantage, d’avoir un meilleur impact sur les autres, d’être plus en contact avec ses émotions, donc de mieux les exprimer. Nous l’avons aussi amené à chanter plus fort, ce qui donne plus d’autorité et à corriger sa posture pour mieux habiter son territoire. Résultat : Il eut de plus en plus le goût de prendre sa place dans la vie, mit fin à une relation qui ne lui permettait plus de s’épanouir, fit des choix différents dans son travail et développa une confiance en lui qu’il n’avait pas auparavant. Tout cela en pratiquant la musique et en se faisant plaisir. Une autre de mes élèves d’une cinquantaine d’année qui avait consacré sa vie à son mari, ses enfants et petits enfants arriva à mon cours avec une voix étouffée, monocorde. Elle avait les épaules voûtées et chantait avec un grand blocage au niveau du plexus solaire. Après plusieurs cours, je lui fit part de mon sentiment par rapport à sa voix. J’avais l’impression qu’elle avait comme un bloc de glace à la place du ventre et que celui-ci semblait vouloir fondre. Nous avons donc tenté de chanter et de faire fondre cette glace. En même temps, je lui faisais remarquer qu’il était peut-être temps qu’elle fasse un peu de place à ses émotions et qu’elle aussi avait le droit d’exister, de respirer. Résultat : Le lendemain, elle m’appelait de l’hôpital et me faisait livrer un bouquet de fleur. Elle avait fait un genre d’attaque que les médecins ne pouvaient pas vraiment identifier. En fait, la glace avait rompu, laissant un flot de larme sortir et lui redonnant naissance. Elle s’était enfin rencontrée et pouvait à nouveau reprendre sa vraie place dans sa vie d’épouse et de mère. Elle m’en remerciait du fond du cœur. En réalité, les transformations que le chant apportent ne sont pas toutes aussi spectaculaires. Parfois, tout cela se fait de façon beaucoup plus subtile. Mais, ce qui est sûr, c’est que le chant nous ramène dans notre chemin de vie, dans notre axe, guérit parfois nos blessures ou du moins permet de les exprimer et d’être entendu. Le chant peut également nous amener à mieux manifester nos polarités féminines et masculines. Nous avons vu arriver un jour une élève, un peu tom boy, le teint terne, triste. Elle avait un corps menu, type jeune garçon et des cheveux courts. Plus les semaines passaient, plus son teint se colorait de nouvelle couleur. Elle devint une personne plus enjouée, plus lumineuse et beaucoup plus féminine grâce à ses cours de chant qui l’avait amené à contacter sa douceur, ses émotions et sa féminité. Un autre de nos élèves prit des cours avec François. François est un homme bien affirmé et bien ancrer dans son corps. Il lui fit chanter pendant plusieurs mois des chants napolitains, type « O sole mio », en le poussant à rentrer davantage sa voix dans son corps, j’irais même à dire dans son sexe, en rejoignant sa puissance personnelle, sa force vitale. Je crois que cela l'a énormément aidé dans son développement affectif. Il avait de la peine à trouver l’âme sœur, il vit maintenant avec une femme, a changé de carrière, voyagé et transformer sa vie. Ainsi le chant permet en allant à la source de ce que nous sommes de mieux nous affirmer comme femme ou comme homme. Suivant le répertoire que nous choisissons, nous pouvons aller vers plus de force, de virilité, de sensualité, de douceur, de sensibilité. La musique est riche et est tissée à même la nature humaine. Elle contient tout ce qui nous habite, elle peut donc nous faire vibrer là où nous en avons besoin. Il arrive souvent que les chansons que nous chantons nous soit proposée selon la loi de la résonance selon laquelle tout ce qui m’attire ou m’irrite m’appartient. Lorsque je joue une note au piano et qu’un autre objet placé dans la pièce se met à vibrer, c’est qu’il y a une fréquence vibratoire identique à la note que je joue. Il en va de même dans notre vie pour les personnes ou les situations qui nous attirent ou nous repoussent. Et il en va de même pour les pièces que nous choisissons de chanter. Il y a plusieurs années, je venais de vivre un divorce douloureux qui avait révélé une série d’infidélité de la part de mon époux, qui était finalement un vrai séducteur. Comme « par hasard », Colette Boky, mon professeur de chant de l’époque, qui ne connaissait pas ma situation me proposa de chanter un air de Don Juan de Mozart, intitulé «Il m’a trahi, l’âme ingrate». Au début, j’étais pratiquement incapable de le chanter, ma gorge était nouée. Je savais bien qu’il s’agissait d’exprimer de la colère, même celle-ci restait coincée dans ma gorge. Au bout d’un certain temps, cette dernière finit par ouvrir et ma colère put s’épancher à travers la musique. C’était un air très tonique et fait de cascades vocales vertigineuses résumant assez bien les pics d’intensité que peut nous faire vivre une bonne colère. Je pus par la suite, libérée de ma colère, faire de la place pour un nouveau partenaire, mais cette fois-ci en étant davantage vigilante dans mes choix et beaucoup plus affirmée comme personne. Je pourrais encore citer plusieurs exemples de personne qui sont devenue davantage elle-même à travers la pratique du chant et qui par la suite ont soit rencontrer le compagnon qu’elle cherchait depuis des années, soit décidé de changer de travail, de prendre une pause pour se retrouver et ont cessé de faire perdurer des situations qui ne les nourrissaient plus. D’autres se sont fait le plus grand bien en exprimant l’enfant créateur en eux, en retrouvant le plaisir du jeu et en faisant de la place à plus de fantaisie et de vie. Si vous avez besoin de respirer plus grand, de vous libérer de vos prisons intérieures, de mieux habiter votre vie, et bien, venez chanter avec nous. LE COEUR À CHANTER désire vous aider à refaire ce chemin. François Tessier et moi-même sommes là, avec compassion, et non-jugement, grâce à notre expertise du chant et de l’enseignement, et nos talents de thérapeute et de coach pour vous offrir un lieu de ressourcement, vous accueillir et vous aider à grandir au fil de cette rencontre avec vous. Nous vous offrirons les outils concrets nécessaires à votre transformation et à votre épanouissement. - Haut de la page -
Par François Tessier La plupart du temps, le chant est enseigné uniquement de façon technique, alors que le chant est à la fois physique, émotionnel et spirituel. Ainsi, l’état émotif de la personne qui chante joue un grand rôle. Parfois, elle peut avoir de la difficulté à chanter, et même si j’essaie de lui placer la voix techniquement, cela ne donne rien, puisque le blocage est ailleurs. Ce peut être une émotion qui est refoulée, une situation que la personne vit, son bagage familial. C’est cela qu’il faut découvrir. Lorsque nous pouvons trouver ce qui bloque, nous ouvrons la voix et elle se déploie comme un bouquet de fleurs. Elle se transforme comme une chenille qui sort de sa chrysalide et qui devient papillon. Il faut donc libérer la voix. Pour ce faire, je travaille l’ouverture, en fait, je cherche à ouvrir le cœur. Les gens chantent au-dessus de leur cœur, il faut ouvrir le milieu de la poitrine. Même si nous ouvrons la bouche le plus grand du monde, cela ne donne rien si le cœur est fermé. Pour ouvrir le cœur, je pousse quelques fois mes élèves à faire semblant de pleurer en chantant ou chanter comme un cri, pour aider à sortir ce qui bloque la voix. Quand nous crions, (le cri du cœur) nous nous laissons aller et à un moment donné la voix ouvre. À d’autres moments, j’utilise des approches qui poussent à s’écouter intérieurement, à découvrir le centre de la note qui résonne au milieu du cœur, au centre de l’être, là où nous sommes en paix, comme dans le refuge du psaume 91. Quand je parle du cœur, il ne s’agit pas de l’organe physique, mais d’un point au centre de la poitrine. À mes débuts, lorsque je chantais, je n’avais pas la voix que j’ai aujourd’hui. J’essayais de jouer le chanteur. Souvent quand une personne veut être un chanteur, elle se positionne, serre les fesses et s’imagine que le son va être beau…C’est ça qui bloque. Et même si le son est beau, il ne sera pas libre. Ce ne sera pas à l’image de la personne. Il sera peut-être beau, mais il sera sans vie. La vraie beauté, c’est ce que nous sommes, notre être, pas ce que nous faisons. Quand je commence à réchauffer ma voix, je ne l’ai pas toujours. Je fais des efforts, je médite, je travaille sur moi, je cherche à obtenir un état d’être, puis au bout d’un moment, quelque chose ouvre. J’arrête de jouer le chanteur, ma voix se libère et je me mets réellement à chanter. Il ne faut pas essayer de faire du son, mais plutôt de devenir la musique, pour être comme un canal qui reçoit la musique. Il faut rentrer dans la musique et se laisser aller dans la musique. C’est elle qui va nous amener à l’être ou à être. La technique devient à notre service. Nous pouvons faire des vocalises et des réchauffements, mais tout en sachant qu’il s’agit d’un étirement. C’est comme aller faire des étirements juste avant de faire un 100 mètres, cela n’a pas nécessairement rapport avec la musique, c’est une mise en place de nos outils. Ce n’est pas le marteau qui fait le meuble, mais l’ensemble de nos outils allié à la grâce créatrice, à l’inspiration. Quand je fais une improvisation méditative, je ne commence pas à placer tous mes sons… Je pars, je me laisses aller … Et l’intention de ce que je veux chanter, l’inspiration place les sons naturellement dans la dynamique de ce que je ressens. C’est sûr que ma voix peut être un peu réchauffée et que connaître sa voix techniquement aide, mais c’est vraiment l’élan de mon inspiration qui va chercher mon souffle et les notes que je veux chanter. Du même coup, même un débutant avec un peu de confiance en lui peut improviser. Et je crois même que cela peut l’aider à trouver sa voix puisque l’improvisation est directement connectée à l’être et aux émotions. Je trouve que la meilleure façon de chanter est de toujours simultanément avoir les pieds bien ancrés au sol et la tête dans les nuages et même au-dessus des nuages. Il ne faut pas rester dans notre monde. La musique n’appartient pas à ce monde. Elle appartient au monde féerique qui est situé entre le ciel et la terre. C’est un peu comme les arbres, les arcs-en-ciel, ils sont le pont entre Dieu et l’homme. Les sons que nous faisons nous permettent de retourner à la source, à l’essentiel, à l’éternité. L’art en général est inspiré d’autres sphères et se manifeste sur le plan terrestre. Notre mission en tant qu’artiste est de nous mettre à l’écoute de cette voix intérieure et de diffuser des parcelles d’éternité à travers la musique. Nous devons nous approcher le plus possible de cet état de grâce qui nous fait déguster pleinement l’instant présent, non plus à la verticale, mais à l’horizontale, en sortant de la notion de temps, en rentrant dans l’être. Je crois que le « faire » est plus lié à la notion de temps et « l’être » à notre essence même d’éternité. Ainsi, lorsqu’un artiste inspiré s’exprime de cette façon-là, les auditeurs devraient avoir le goût de transformer leur vie, de rechercher la beauté et la paix sur la terre. Si vous écoutez un artiste qui entre en état de grâce, vous vous laissez aller à rêver d'un monde meilleur. Vous recevez des messages de votre inconscient, de votre pays natal originel. Vous aurez peut-être le goût de pleurer, parce que votre vision deviendra plus claire et que vous prendrez conscience de vos relations interpersonnelles et de ce que vous désirez changer dans votre vie. C’est cela la puissance du chant et de la musique, surtout si vous le faites en recherchant cet état de grâce. Et cet état de grâce est à la portée de tous. Pas besoin d’être un grand chanteur pour se mettre à l’écoute du divin au sein de la musique. Il suffit de se laisser aller et d’ouvrir son cœur et ses oreilles tout grand pour laisser son âme s’exprimer. Et je vous jure, que tout ce qui sortira de vous de cette façon-là ne pourra être que beau, car il s’agit alors de la vraie et unique beauté, celle de votre être véritable débarrasser des masques et des quand dira-t-on. Et même si vous deviez laisser transpirer ne serait-ce qu’une larme d’émotion, est-ce que cela ne sera pas non plus magnifique de découvrir dans cette espace d’intimité, ce qu’il y a de plus sensible en vous, de si fragile comme un bourgeon printanier? N’aime-t-on pas la beauté toute fraîche des enfants, ne viennent-ils pas toucher notre cœur? En ce faisant, vous permettrez aussi à ceux qui vous écoutent d’accéder à leur propre émotion et par la loi de la résonance, peut-être leur offrirez-vous le cadeau d’également laisser aller leur propre fardeau. Alors, n’ayez plus peur, chantez… - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen Vous vous sentez déconnecter de vous-même. Vous avez le sentiment d’étouffer, parce que vous avez tout fait pour les autres et rien pour vous. Votre voix est bloquée depuis l’enfance parce que vous n’aviez pas le droit de vous exprimer, parce qu’on vous a dit que vous chantiez comme une casserole et que vous avez préféré vous taire. Vous êtes effacés et n’osez pas prendre de place de peur de déranger. Vous parlez alors avec une toute petite voix ou encore retenez votre voix puissante et votre respiration par la même occasion. Vous vivez en réduction, coupés de vos émotions, de vos désirs, de vos ambitions, de vos aspirations les plus intimes… Peut-être est-ce enfin le moment de libérer votre voix par la pratique du chant conscient, une approche basée sur l’écoute et l’expression de votre enfant intérieur et/ou sur la libération du fauve qui vit en vous et qui est brimé depuis si longtemps. Pourquoi est-ce que le Cœur à Chanter s’annonce sur Alchymed? Parce qu’il s’agit de bien plus qu’une école de chant, il s’agit d’un lieu de rencontre avec soi, emprunt de chaleur et de tendresse, qui vise bien-sûr à vous apprendre à chanter en toute sécurité, mais aussi à vous aider à reprendre votre pouvoir de vie en main. Car nous savons depuis la nuit des temps que le chant est utilisé pour guérir, redonner force et courage aux guerriers, bercer et apaiser les enfants, adoucir les mœurs, transmettre des valeurs. Il peut donc agir comme stimulant, redonnant du cœur à l’ouvrage ou comme un baume de massage que l’on s’offrirait à soi-même. Il ne s’agit donc plus de chanter en essayant de ne pas déranger, il ne s’agit plus non plus d’avoir peur de chanter faux, il s’agit de s’auto-guérir, de laisser sortir le trop plein en suivant le flot de la voix, de faire le vide pour mieux refaire le plein d’énergie positive Le son est une vibration et possède donc un taux vibratoire au même titre que nos émotions, que nos organes, etc. Laisser votre voix se promener dans votre corps, c’est donc permettre à tout ce qui est en déséquilibre de retrouver sa plus belle fréquence. De plus comme l’acte de chanter demande du souffle, cela devient un fabuleux moyen de recentrement et d’équilibrage, puisqu’il oblige à respirer plus profondément. En chantant vos chansons préférées, vous allez vous exprimer, vous allez vous faire plaisir et vous faire du bien. Vous allez pouvoir sortir de vous ce qui vous empêche de respirer. En chantant, vous aller reprendre contact avec votre corps et par là-même avec vos émotions. En contactant ce qui est enfoui en vous, vous allez retrouver votre véritable identité et avec elle, le désir d’exprimer ce que vous êtes vraiment. Par la respiration et par le chant, vous allez redécouvrir votre espace, d’abord intérieur puis extérieur. Vous allez apprendre à définir votre territoire et à l’habiter pleinement. Le son a le pouvoir de rendre vivant ce qui était apparemment inanimé. Il redonne la vie, il met en relief votre corps. Les zones qui sont éteintes résistent dans un premier temps au flot d’énergie qui leur parvient par le son. Puis, une fois la bonne fréquence trouvée, elles fondent comme neige au soleil, laissant parfois couler quelques larmes qui viendront arroser un terreau à nouveau fertile. Le chant a donc le pouvoir de transformer votre vie, puisqu’il vous remet en face de vous-même et ce faisant, vous amène à ne plus tricher avec ce que vous êtres vraiment. Les parties de votre vie qui ne correspondent pas ou plus à ce que vous êtes vont vouloir s’ajuster à votre nouvelle vérité pour un plus grand mieux-être. Ainsi nous ne sommes pas uniquement des professeurs de chant, mais aussi des guides, passionnés par la voix et son pouvoir sur l’être humain. Nous aimons vous amener à votre rythme vers cette quête de vérité. Bien-sûr, nous connaissons la nature humaine et sommes conscients à quel point toute cette démarche demande du temps et du courage. Mais nous sommes là pour vous accompagner, et en aucun cas nous ne forcerons de portes qui ne soient prêtes à être ouvertes. Et puis, chacun ira selon ses besoins, son désir et ses propres forces. Nous nous connaissons, nous aussi, et savons qu’il n’est pas si facile que cela de se transformer et respectons nos élèves en toute humilité. Nous ne recherchons aucunement la compétition et la performance, le reste de votre vie s’en charge. Nous voulons vous accueillir sans jugement pour vous permettre de laisser jaillir par le médium de votre voix ce qu’il y a de plus intime en vous. Alors, soyez les bienvenus dans notre école. N’hésitez pas à nous appeler si vous avez envie de partir à la découverte de votre voix et de tous les mystères qu’elle recèle. - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen J’étais une jeune fille très lucide comme le sont souvent les ados, et je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait chez ma mère. Elle disait des choses qui sonnaient faux ou que je ne comprenais pas. Bien-sûr, cela me révoltait et aussitôt que j’en ai eu le courage, je n’ai pu m’empêcher de le lui faire remarquer. Après une des crises d’hystérie mémorable de ma mère où j’avais le goût de me jeter par le balcon, tellement ce qu’elle disait était insupportable et que je ne savais plus quoi faire pour qu’elle se taise, elle me lança que si je continuais à dire ce que je pensais, Papa et Maman allaient divorcer… Quoi de plus mortel chez une jeune fille qui ne peut pas encore vivre sans ses parents et qui ne veut surtout pas être responsable d’un aussi grand drame! Je me suis affaissée, j’ai perdu mes forces, je me suis éteinte et je n’ai plus rien dit. La seule chose que je faisais quand ses rengaines devenaient trop pénibles, c’était de pousser des cris stridents à faire briser les vitres. Mais plus de mots. Et puis, à chaque fois ma mère m’obligeait à aller sous la douche froide pour me calmer. Imaginez mon état d’impuissance et d’humiliation. J’étais réduite à néant. À l’école, je ne parlais pas non plus et étais extrêmement mal dans ma peau et repliée sur moi-même. Au milieu de toute cette tristesse ma mère cru bon de m’inscrire dans une petite maîtrise d’enfant. J’avais arrêté mes cours de piano en même temps que mon début de crise d’adolescente. J’avais une jolie voix et ma mère avait malgré tout le bon sens de savoir que la musique était importante pour moi. Tous les samedis, c’était la chorale et je revivais. Je me trouvais avec des jeunes qui aimaient autant la musique que moi, je me sentais valorisée, et je passais toutes mes émotions par le chant. Nous avions un directeur très dynamique et enjoué qui nous poussait à être très expressifs, et je me donnais de tout mon cœur. C’était ma nouvelle famille. Nous allâmes même chanter à la basilique St-Marc de Venise des pièces comme le Stabat Mater de Pergolèse. C’était tellement beau, cela me libérait, m’exaltait, me reliait à plus grand que moi à travers la musique. Le chant était devenu une manière politiquement acceptable de crier. Je pouvais exprimer une partie de ma colère et de ma détresse, mais de manière sublimée. A 15 ans, je commençais ce qu’on appelle le collège en Suisse en section musique. Je repris le piano et mon professeur devint comme une deuxième Maman pour moi, confidente, à l’écoute de cette jeune fille à la grande sensibilité. Au collège, je me sentais bien parmi les musiciens, et le chant continuait de me permettre de vivre toutes sortes d’émotions magnifiques. Je faisais partie de deux chorales et pratiquais mon piano à tous les jours. Bien que ma mère m’aie dit qu’elle savait toujours dans quel état je me trouvais en écoutant ma façon de jouer, j’avais le sentiment que mon piano était mon confident, mon seul ami intime et que je pouvais lui confier toutes mes peines. Le plus tragique fut que ma mère quitta finalement mon père lorsque j’eus 17 ans, du jour au lendemain, après m’avoir imposé 5 années de long silence. Je me suis sentie trahie, révoltée et toute ma colère commença à sortir. Le problème était cependant que la principale responsable de mon état n’était plus là pour entendre tout ce que j’avais retenu pendant si longtemps. Je criais dans le vide. C’était très injuste. Mais j’étais quand même libérée de ma prison et je ne pouvais pas me sentir responsable de la séparation de mes parents. Puis, à 18 ans ma mère m’inscrivit au Conservatoire de Musique en cours privé de chant classique. Cela me fit grand bien. La suite de mes études musicales se déroulèrent à la fois dans le sens d’exalter toutes mes émotions à travers la musique et de rendre grâce à la musique en y recherchant la beauté qui libère. De plus en plus, je m’intéressais à toute la dimension psychologique et philosophique du chant. Et le chant devenait non seulement un moyen d’expression, mais aussi un champ d’exploration de la nature humaine. Ainsi toute ma souffrance me donna envie de comprendre et d’aider d’autres à profiter de la merveilleuse opportunité que nous offre la musique et surtout le chant tout en m’aidant moi-même. Bien-sûr, cela ne m’appris pas à prendre la parole. Il m’a fallut des années pour pouvoir m’affirmer dans un couple sans avoir peur que l’autre me laisse, puisque s’affirmer voulait dire séparation. Aujourd’hui, j’ai encore parfois peur de mes colères et je m’enfuis souvent dans mon monde à cours d’arguments et par peur de ma violence intérieure. Mais, j’ai maintenant un conjoint qui ne craint pas les conflits et qui sait me «débouder» comme me disait une amie dernièrement. Voilà, maintenant 17 ans que mon conjoint, François Tessier et moi-même enseignons le chant avec la même conviction. Le chant libère, redonne la vie, ravive, permet d’exprimer tout ce qui nous habite avec ou sans prise de conscience. Les sons sont des lasers qui viennent traverser nos blocages et ré-harmoniser ce qui est dissonant. Ils sont le miroir de nos états intérieurs. Écouter quelqu’un chanter peut nous permettre aussi de rejoindre par résonance ce qui en nous vibre de la même façon. C’est pour cela que nous nous acharnons à vouloir enseigner le chant de manière à ce que chacun trouve sa vraie voix, celle qui exprime ce qu’il est vraiment, sans artifices, sans faux-fuyant. Il s’agit de toute une rencontre, mais qui se veut par-dessus tout une avenue vers la guérison de l’être. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir crié en silence. Alors, vous qui avez peut-être vécu une enfance similaire, à qui l’on a dit de se taire parce que votre voix dérangeait. Vous qui avez eu l’impression de passer inaperçu, qui parlez avec une toute petite voix ou au contraire vous qui avez une intensité de voix débordante, mais qui mettez mal à l’aise le monde autour de vous. Vous qui avez toujours ressenti que le chant apaisait votre âme et qui pourtant n’osez chanter que dans votre auto. Ou encore vous qui aviez un père autoritaire qui sortait sa grosse voix et qui n’osez pas parler fort et prendre votre place de peur de lui ressembler. Nous désirons vous aider à reprendre le pouvoir de votre parole et de votre chant. Nous désirons vous permettre de faire ce chemin d’accueil et d’écoute vers vous-même qui n’a jamais été fait, avec tout ce que la musique peut offrir comme tendresse ou comme passion pour laisser libre cours au flot d’émotions qui ont été réprimée depuis si longtemps. Offrez-vous ce cadeau, offrez-le à votre enfant intérieur, offrez-le à votre âme, pour enfin libérer le flot de vie qui est en vous à travers la beauté de la musique, Car nous croyions que la beauté porte en son essence l’harmonie universelle et l’amour et que de s’y baigner apaise et équilibre l’être au complet. Notre école vous attend. Elle offre des cours à Montréal et dans les Laurentides ainsi que des séminaires et ateliers. Certains organismes nous demandent également de leur préparer des ateliers sur mesure. Nous donnerons le même atelier à deux endroits différents en janvier et février pour permettre aux personnes de Montréal et des Laurentides d’y participer. Cet atelier d’une journée vous permettra de découvrir votre voix, à travers toutes sortes de jeux, exercices, chants individuels ou de groupe. Nous aborderons la voix sur les plans, physique, émotionnel et spirituel. Une journée pour amorcer une rencontre avec soi, par la voix tout en chantant le répertoire qui nous touche et que nous aimons. Il n’est pas nécessaire d’être un grand chanteur pour participer, il suffit d’en avoir le goût. - Haut de la page -
Par François Tessier et Jocelyne Z’Graggen Je connais des millions de choses, je peux m’exprimer sur plein de sujets, mais suis-je vraiment capable de vivre ici et maintenant, de ressentir ce qui se passe là, ... ... tout de suite sans penser au passé ou au futur, être là dans l’immédiateté de l’instant présent? Ce n’est pas chose facile. Et la plupart d’entre nous, dans une société qui prône le savoir et l’avoir au détriment de l’être et de la co-naissance apportée par l’expérience, travaillons dans des domaines qui valorisent l’intellect au détriment de l’être. De plus, nous sommes, soit anxieux face au futur, soit perdu dans notre passé, à ressasser nos souvenirs pour réparer ou prévenir les blessures. La peur nous loge très haut dans notre corps, nous sur-vivons. Nous vivons au-dessus de nous. Nous survolons nos émotions, nous évitons la rencontre avec ce qui vibre en nous. Professeurs de chant depuis des années, le principal défi que nous rencontrons avec les élèves est de faire descendre leur voix dans le corps. À l’image de leur manière de fonctionner dans leur quotidien, la voix reste figée dans le haut de leur tête, dans le monde des pensées et manque d’incarnation. Nous voulons leur offrir la possibilité d’explorer à travers le chant cette partie d’eux-mêmes qui est restée anesthésiée pendant des décennies. Vivant dans leurs pensées, ils abordent la voix de la même façon. Il faudra donc apprendre à faire taire l’intellect pour se laisser toucher par le son, le laisser vibrer en soi, le ressentir et le restituer par la voix sans interférer avec notre volonté. Bien-sûr, cela peut avoir des conséquences. Quand quelque chose est gelé depuis longtemps, le réveiller par la chaleur de la voix peut amener quelques fontes de glaciers et quelques larmes. Mais quelle libération! En fait, bien souvent, les murs que nous avons érigés autour de nos blessures pour permettre notre survie, continue de résister à toutes intrusions bien après que le danger est passé. La voix traversant notre corps manifeste de manière très claire les endroits où elle cesse de vibrer parce qu’elle rencontre une de nos forteresses. Le plus dur va être de délicatement ramener la confiance pour permettre à cet édifice de s’effriter et de laisser à nouveau la vie couler en nous. Bien souvent aussi, nous rencontrons une fermeture au niveau du centre de la poitrine, qui est aussi appelée, le cœur. Là, se cache bon nombre de nos blessures. Le cœur est amour pur, tendresse, ouverture à l’autre. Mais quand il y a blessure d’abandon, peur et tension nerveuse, le cœur se ferme, se replie, devient peureux, refuse le lien. C’est tout à fait normal. Mais ce qui est dommage, c’est que c’est aussi une grande porte vers l’intérieur, vers l’instant présent. C’est une porte où le temps est suspendu, une porte d’éternité. Voilà pourquoi quand le cœur aime, c’est pour toujours, car comme le petit enfant, il ignore la notion du temps. Nous aidons donc nos élèves à retrouver le chemin vers le cœur, retrouver cet état amoureux, à ressentir la musique non plus uniquement avec leurs oreilles et trop souvent avec leur tête, mais bien à se laisser toucher par elle, là tout de suite, sans interférer avec le mental, sans juger, interpréter comme bon ou mauvais ce que nous recevons, mais juste à la vivre dans la neutralité d’une réceptivité aimante. Ce n’est pas facile, car lorsque nous sommes sur la défensive nous n’avons aucun espace pour nous accueillir et pour accueillir l’autre. Encore moins pour nous laisser toucher, que ce soit par la voix ou par quelqu’un d’autre. Nous jugeons, nous nous jugeons. Le chant est d’ailleurs une place privilégiée pour se faire dire toute sorte de commentaires désagréables. Tais-toi, tu chantes faux ou tu me casses les oreilles, tu chantes comme une casserole, etc. En fait, ce qui dérange bien souvent les autres, si notre voix est bloquée, (ce qui est d’ailleurs la principale cause d’une voix qui déraille; comme un train avec un obstacle sur ses rails), c’est ce que la voix renvoie de notre état intérieur. Elle dit tout. Les fluidités comme les blocages, et ramènent l’auditeur par résonance à ces propres difficultés. Comment, après cela oser s’écouter, sans jugements. Ne pas s’arrêter à la qualité de la voix, mais devenir suffisamment aimant envers soi-même pour se permettre de s’offrir un lieu d’accueil tout tendre, pour recevoir le beau comme le moins beau, et savoir que derrière chaque mur se cache un enfant blessé qui n’attend que d’être délivré de sa solitude. Alors, il faut oser. Oser aller à la rencontre de soi, prendre le risque de rencontrer nos murailles pour laisser jaillir ce qui est vraiment vivant en nous, pour pouvoir vivre à cent pour cent et non plus en réduction. Se libérer et apprendre à chaque jour à demeurer réceptif à ce qui vit en nous La vie est mouvement, mouvance, les émotions sont notre Moi en mouvement qui réagit à ce que la vie nous offre. Elles nous permettent de nous ajuster, de grandir, elles nous renseignent sur ce qui a de la valeur pour nous, sur les abus de nos territoires, nos manques, nos besoins, nos désirs. Quand nous ne pouvons pas accéder à ce monde-là, nous nous coupons d’une source parfois d’inconfort ou de souffrance, mais aussi de plaisir, de sensation de vivre pleinement. Mais oui, nous perdons le contrôle illusoire, offert par l’analyse du mental. Il est intéressant aussi de voir que très souvent, la respiration suit ce même schéma. Elle reste superficielle, se situant dans le haut du corps, rarement plus bas que le début des poumons. De plus, la plupart du temps, les élèves n’ont pas peur d’inspirer, mais bien d’expirer. Comme si expirer voulait dire mourir, donner son dernier souffle. Or, pour émettre un son, pour chanter, il faut bel et bien relâcher l’air, le laisser sortir, il faut accepter de lâcher prise. On ne peut pas chanter en se retenant de respirer. Il va donc falloir apprendre à laisser aller le souffle hors de soi, jusqu’au bout de l’expiration, faire le vide pour mieux faire le plein. Cela ressemble à la peur de manquer d’argent qui nous pousse à ne rien dépenser, à nous priver de tout, au cas où nous manquerions un jour d’argent. En réalité, nous nous privons aujourd’hui en nous figeant. Nous coupons le mouvement d’énergie de la vie, un peu comme une batterie que nous voudrions recharger alors qu’elle n’est pas vide. Nous nous empêchons d’accéder au plaisir d’être. Nous économisons l’air, l’argent, la vie, le temps, etc. Mais nous ne vivons plus. Nous sommes encore dans la peur et non pas dans l’amour et le moment présent. La respiration aussi rencontre nos blocages, qu’ils se manifestent uniquement sur un plan énergétique ou encore sur le plan de la raideur musculaire. Apprendre à respirer va permettre une relaxation au niveau des muscles, et le chant, par l’action des endorphines, (hormones du plaisir), va aider ce processus de bien-être et de détente. Chanter devient une véritable démarche thérapeutique, qui est magnifiquement agrémentée par l’apport nourrissant et adoucissant de la musique. C’est à la fois un geste d ‘amour envers soi et de non-jugements, un moyen d’accéder à l’ici et maintenant en se laissant porter par la beauté des sons, un exercice physique puissant à la fois cardio-vasculaire et relaxant. C’est apprendre à s’accueillir en laissant de côté nos peurs pour entrer dans un monde de tendresse et d’amour. Le chant est la métaphore de la vie. C'est une démarche philosophique, une manière d’aborder dans l’espace sécurisant d’un cours de chant tous les aspects de notre personnalité, notre manière d’être au quotidien et de vivre pendant une heure, un dimanche ou une fin de semaine, un temps de retrouvaille avec soi, loin de nos obligations. Peut-être un endroit pour réapprendre à vivre, se rencontrer et retrouver ce qui compte réellement pour nous. Combien de fois avons-nous vu des élèves transformés à suite de leur cours de chant, renouer avec leurs vraies valeurs, devenir plus authentiques, plus sereins face à ce qu’ils sont vraiment. Alors, si vous ressentez l’appel de votre voix intérieure, qui n’en peut plus de se taire et d’étouffer sous le poids des années et des obligations de toute sorte, venez vous offrir une grand bouffée d’air frais, un bain de massage sonore, une oreille ouverte prête à vous recevoir au-delà du jugement, et n’hésitez pas à nous appeler… - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen et François Tessier Avons-nous peur d’être dévoilé ou encore d’entrer en contact avec ce qui dort, figé depuis si longtemps au creux de notre voix ? Qui n’est pas sensible à ce que dégage la voix de l’autre ? Un ami nous appelle et nous savons dans quel état il se trouve. Il y a ainsi toutes sortes de voix. Des voix qui nous touchent, des voix qui nous laissent indifférents des voix qui nous engluent, des voix qui nous agacent, des voix froides, sans vie, sans émotion ou au contraire tellement remplies de larmes qu’elles viennent nous rejoindre et nous dissoudre à notre tour. La voix est, elle aussi, le miroir de l’âme, mais avant tout le miroir des émotions. La voix voyage dans le corps. Elle rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace, qui semble être impossible de faire fondre. Certaines zones de notre corps sont plus fertiles que d’autres. Bien sûr, tout le monde aimerait se sentir libre de tensions, d’émotions bouleversantes, heureux en permanence. Et je peux parler pour moi, qui préférerais être toujours forte et joyeuse, plutôt que vulnérable et triste. Alors, notre corps agit comme une forteresse qui retient prisonnier des torrents d’émotions pour que nous ne nous décomposions pas trop vite et pour garder ces masques qui préservent notre image et nous permettent dans un premier temps de survivre aux tempêtes que nous rencontrons. Mais à la longue, maintenir ses murailles en place nous épuisons, nous usons, quand elles ne nous rendent pas malade. La vie s’est arrêtée quelque part en nous et nous vivons dans une tension extrême sans nous en rendre compte. La voix a un pouvoir magnifique. Non seulement, elle agit comme un scanner qui nous permet de « voir » les zones éteintes ou emmurées, mais elle peut aussi devenir un baume qui tout en douceur, par la beauté de la musique et l’harmonie qui s’en dégage, faire fondre les tensions et relâcher avec amour ce qui était retenu depuis si longtemps. De manière plus technique, notre corps est un peu comme une cartographie. Je crois pouvoir affirmer que certaines parties de celui-ci manifestent plus un genre d’émotions qu’un autre. La voix suit le même modèle que la médecine chinoise qui définit certains méridiens reliés à certaines émotions. Ainsi une personne se tenant voûtée, les épaules rentrées, peut avoir une grande peine ou chagrin, l’impression d’avoir manqué d’espace pour respirer, avoir le sentiment de ne pas être reconnu, de ne pas avoir sa place. On peut dire que le méridien des poumons est affecté. Ce qui est intéressant de remarquer aussi, c’est que la note qui correspond à une faiblesse du poumon se trouve, elle aussi, à être faible, terne, à manquer de joie, parfois même à sonner en dessous de la note, ce qui démontre une forme de déprime à ce niveau-là. Chanter cette note plusieurs fois de suite, soutenu par une tierce personne ou un instrument, jusqu’à ce qu’elle se remette à vivre, jusqu’à ce qu’elle retrouve son centre, peut aider à libérer la tristesse qui s’y loge et à lui redonner sa joie. On travaillera en même temps sur la posture qui généralement recherche une zone confortable pour ne pas rencontrer la blessure. En redressant le corps, en ouvrant les bras, en dégageant même peut-être la tête légèrement, nous permettrons à la personne de reprendre son espace, de libérer le souffle, de grandir, de respirer à nouveau et de laisser couler cette peine hors d’elle-même, dans un accueil bienveillant. Le rôle du professeur sera d’être très à l’écoute de ce qui se dégage de la voix, d’observer la posture et l’attitude qui lui en dévoileront long sur l’élève. Puis, à travers le choix des chansons et les exercices de voix, il tentera d’amener la personne à ouvrir ses barrages, à dégager les tensions, à en fait libérer sa voix de tout ce qui la rend terne et morne, pour lui redonner vie et accès à ce qui était étouffé à l’intérieur de lui. Ainsi, plusieurs d’entre eux s’en trouvent transformés. Libérées, les blessures amènent automatiquement la prise de conscience de ce qui les a créées : la non-réponse à leurs besoins et à leurs désirs. Ils ne peuvent plus continuer comme avant et faire semblant ne pas savoir de quoi ils ont réellement besoin. Il s’ensuit une série de réajustement allant du subtil au majeur. Leur vraie personnalité apparaît, cherchant à être plus proche de ce qu’ils sont vraiment. Ils révisent leur manière de vivre, font de nouveaux choix plus appropriés à leur vrai moi. Le plus merveilleux dans tout cela est que cet outil de transformation se manifeste à travers une activité ludique, la musique et le chant où nous pouvons tous nous permettre d’oublier qu’il s’agit d’un travail sur soi pour nous laisser aller à chanter nos chansons préférées. Plus nous recherchons et accédons au plaisir, plus notre voix se libère et plus nous vivons dans l’accueil de ce que nous sommes, sans jugement puisque nous cessons d’écouter avec notre tête pour nous permettre d’être porté par la beauté de la chanson et des sons. Bien sûr, ce n’est pas non plus toujours chose facile. Puisque bon nombre d’entre-nous sont habitué à survivre plutôt qu’à vivre, donc à se maintenir au-dessus de leur plaisir, et à juger très sévèrement la qualité de leur voix. Mais quand on leur explique que leur voix est comme leur enfant intérieur qui a besoin d’amour, d’espace pour s’exprimer et de reconnaissance inconditionnelle, on peut, peut-être, doucement ouvrir une porte vers plus de tendresse et d’accueil. De plus, si la personne choisit un répertoire qui lui rappelle sa jeunesse, des bons souvenirs, une émotion douce ou inversement intense qu’elle a déjà vécue, nous lui offrons la chance de se placer à un autre niveau de réceptivité et de se laisser aller à son émotivité. Le choix des chansons fait aussi de manière plus ou moins consciente peut permettre d’exprimer un sentiment que la personne vit au moment même. Je me souviens d’avoir chanter à tue-tête « Stone, le monde est stone », couchée par terre sur le plancher du salon après une séparation douloureuse qui me laissait meurtrie et remplie d’interrogations. Ainsi, le texte et la musique si souvent entendus dans notre vie, portent en eux le germe d’une libération tant attendue. Et pleurer, crier même, sortir nos tripes sur un thème qui nous rejoint vraiment sont tout aussi thérapeutiques. Alors nous vous invitons à venir nous rencontrer pour un cours ou un séminaire, pour faire cette démarche à la fois de croissance et de plaisir, parsemée de rires et de larmes, de confession et d’accueil. Pourquoi ne pas venir chanter les passions d’Édith Piaf ou la poésie de Gilles Vigneault, et j’en passe? - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen et François Tessier Pourquoi parler de liberté? Parce que nous sommes si souvent pris au piège dans nos armures, étouffés, coincés par l’image que nous voulons donner de nous-mêmes, enfouis sous une tonne d’émotions non-exprimées. Parce que nous passons la majeure partie de notre temps dans notre tête. Parce qu’à force de vouloir paraître, nous finissons par n’être que l’ombre de nous-mêmes, avec une grosse coquille de noix en travers de la gorge. Nous avons le sentiment de contrôler nos vies, mais en réalité nous tentons juste de contrer les coups du destin. Pourquoi chanter alors? Et comment le chant peut-il m’aider à retrouver la liberté? D’abord parce que le chant est un art aérien. Personne ne peut chanter sans respirer. Chanter, c’est reprendre contact avec sa respiration, avec son souffle. Et puis, faire rentrer de l’air en soi, c’est absorber un peu de l’espace qui nous entoure, c’est aussi plus habiter l’univers, davantage prendre notre place. L’air permet aussi à l’oiseau de prendre son envol, et y a-t-il plus beau symbole de liberté que de se voir voler dans un ciel sans nuages? En respirant, je reprends vie. En respirant, j’anime mon être. Je lui permets de se nourrir d’oxygène. En me concentrant sur mon souffle, j’oublie d’être dans ma tête, je rejoins le souffle de vie, l’essence de la vie. En chantant, j’augmente encore davantage l’effet de la respiration, puisque je n’expire pas seulement du gaz carbonique, mais aussi le trop plein d’émotions, les non-dits, les figures pâlies des fantômes qui m’habitent. Et puis, je fais du sport, je force mes muscles empêtrés dans mes émotions réprimées à reprendre le chemin de la Vie. À force de les oxygéner, à force de les imbiber de son, de leur donner de la voix pour sortir de leur mutisme, ils se délient, se libèrent, s’assouplissent, s’attendrissent pour qu’enfin j’accueille l’enfant meurtri caché au plus profond mon être. C’est parfois ardu, surtout au début. Comme lorsque l’on n'a pas fait de sport depuis longtemps. Mais à force, le corps se réchauffe et l’être retrouve sa souplesse. Alors, chanter pourrait devenir une discipline à mi-chemin entre les méditations orientales et les exercices cardio-vasculaire. Avec en prime la possibilité d’entendre ce que ma voix me dit de moi, d’exprimer le trop plein et tout cela en touchant à la beauté de la grâce divine inscrite au cœur même de la musique, et en chantant mes chansons préférées. Chanter, c’est parfois même mieux que certains types de méditation qui sont en fait, plus des moments de réflexions. Parce qu’il arrive bien souvent, et moi la première, que nous nous servions de la méditation pour fuir un peu notre quotidien, et qu’au lieu de vraiment habiter le moment présent, nous passions ce temps à être absorber par notre mental, contre lequel nous luttons justement, et ne voyant que ce qui ne va pas. A noter que toutes les religions qui prônent la méditation, insistent aussi pour que ceux qui la pratiquent passent une bonne partie de leur temps les mains dans la terre à cultiver et l’autre à chanter. Ils sont d’ailleurs toujours habiller des couleurs de la terre, brun pour les moines, orange pour les bouddhistes, etc. Le chant demande à être totalement présent. La voix, pour être vivante, doit pouvoir voyager dans notre corps entier, pas uniquement dans notre tête. Elle vient alors libérer l’être au complet. Comme disait une amie, l’être humain est le lien entre le ciel et la terre. Le ciel est mon père et commence juste au beau de mon nez, par lequel je respire. La terre est ma mère et elle est juste là sous mes pieds. C’est elle qui me nourrit et qui me porte. Le chant est l’art qui permet de rejoindre les deux bouts. Je deviens donc une antenne avec mise à la terre. Et puis, comme je le disais dans un précédent article, pour vraiment trouver sa voix, il vaut mieux se concentrer sur la beauté qui est en nous que sur la laideur. Dans ses temps où il est à la mode de penser à soi, il est curieux de remarquer que c’est parfois lorsque l’on s’oublie que l’on se trouve. A force de se concentrer sur nos bobos, ils deviennent parfois gigantesques. Ouvrir son cœur pour aimer davantage, dépasser les préjugés, découvrir d’autres forces en nous, peut nous aider à trouver la liberté. Je crois que nous chantons encore mieux depuis que nous avons des enfants, parce qu’à travers leur beauté, la pureté de leur cœur, les difficultés que nous traversons avec eux, nous apprenons le don de nous. Ayant eu des enfants tard dans notre vie, nous avons passé de nombreuses années à nous occuper uniquement de nos bobos. Aujourd’hui, grâce à nos deux anges, nous oublions la performance, nous perdons le contrôle et nous allons à l’essentiel. Nous nous réjouissons d’être vivants et de pouvoir chaque jour exprimer l’amour. Et comme chanter est justement un don de soi, un lâcher-prise, une création, une immédiateté de l’instant présent, nos portes sont plus largement ouvertes et nous donnons plus grand. Nous trouvons d’ailleurs une liberté intérieure, un plus grand bonheur de vivre et avons le cœur à chanter. Pour certains, c’est l’inverse qui se produit, ils ont passé trop de temps à s’occuper des autres, ils se sont complètement oubliés et il est temps de revenir à soi. Et c’est correct ainsi. Comme toujours, la clé est dans l’équilibre. Car s’il est certain que de chanter nous met en contact avec nos blessures, ne restons pas crisper dessus, réjouissons-nous que la musique soit belle et qu’elle nous offre la chance de pouvoir nous exprimer en nous servant de ses vibrations comme d’une pierre chaude et lisse qui dénoue les tensions. Baignons dans l’amour que le son diffuse et laissons-nous aller au chant de l’être. Alors, si vous avez besoin de respirer plus grand, de vous libérer de vos prisons intérieures, de mieux habiter votre vie, de vivre la joie et bien, venez chanter avec nous. LE COEUR À CHANTER désire vous aider à refaire ce chemin. François Tessier et moi-même sommes là, avec compassion, et non-jugement, grâce à notre expertise du chant et de l’enseignement, notre histoire, nos talents de thérapeute et de coach pour vous offrir un lieu de ressourcement, vous accueillir et vous aider à grandir au fil de cette rencontre. Nous vous offrirons les outils concrets nécessaires à votre transformation et à votre épanouissement. - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen et François Tessier La beauté, la vraie, pas juste plastique, est celle qui reflète l’harmonie et l’amour de la création. Avant la déchirure, avant la séparation, il y a la beauté. La nature reflète l’énergie puissante de la vie. Chaque feuille, chaque fleur tend à exprimer cette beauté primordiale. La musique aussi est faite de rythme, de mélodie qui parfois se désunissent pour ensuite retourner vers une apaisante harmonie. L’École de Chant "Le Cœur à Chanter" veut vous permettre de chanter dans une optique de recherche de beauté pour vous aider à faire grandir en vous cet espace de grâce, en vous affranchissant de la honte et autres jugements négatifs. La plupart du temps, nous nous acharnons à vouloir réduire à néant ce qui nous dérange, ce que nous trouvons laid en nous. Bref, nous accordons tellement d’importance, de temps et d’énergie à combattre nos défauts, qu’ils finissent par prendre toute la place, nous privant de la disponibilité nécessaire pour honorer nos qualités. Ainsi, bien des enseignants travaillent avec acharnement les faiblesses vocales au lieu de faire grandir les qualités et d’améliorer l’estime de soi et la confiance de leurs élèves si nécessaire à la pratique du chant. Cela ne veut pas dire d’ignorer complètement les failles, mais bien de leur donner leur juste place, sans excès. Alors, pourquoi ne pas apprendre à chanter en cherchant avant tout à faire grandir ses qualités qu’elles soient vocales ou autres, à reconnaître chaque parcelle de beauté en nous, afin que, peu à peu, ce que nous considérons comme des défauts finissent par sembler si minime et si bien enrobé d’amour et d’acceptation qu’ils en deviennent notre richesse personnelle. Il est vrai que lorsque nous nous écoutons avec une oreille critique, en nous attardant sur les détails qui nous dérangent, en analysant froidement notre voix, nous nous coupons du principe même de la vie. Tout être vivant est fait de la synthèse de millions d’activités qui agissent à l’unisson. Pour disséquer, nous devons d’abord tuer la vie, séparer, compartimenter et perdre le contact avec la beauté de ce qui est vivant. Quand l’oreille juge, elle se bouche, ne fonctionne plus à son meilleur, perd sa « vision » d’ensemble. Le corps se raidit. Il devient alors plus ardu de laisser sortir sa voix. Et plus nous jugeons, que ce soit nous-mêmes ou les autres, plus nous devenons secs et froids, aigris. Alors que si nous nous entourons d’amour, de compassion, nous pouvons laisser libre cours à nos émotions (émouvoir = mettre en mouvement), à notre sensibilité et à la vie, notre vie qui peut alors s’exprimer dans toute sa splendeur. J’aime entendre le cœur d’un élève battre dans sa voix, sentir tout ce qui fait sa richesse, ce qui fait cette beauté, unique à chacun. De plus, ce que nous considérons comme étant laid peut devenir à force de compassion et d’amour cette singularité qui nous rend unique, à l’image du fameux grain de sable que l’huître enveloppe d’un liquide, créant une magnifique perle. Ainsi, un bon nombre d’artistes sont devenus célèbres grâce à ce qui, au départ, était considéré comme un défaut. Ces particularités-là sont devenues ce qui fait leur caractère unique et ont alors été reconnues comme une richesse. Il n’y a pas un chanteur qui n’ait pas son style, sa marque de commerce. Et comme dit le dicton : « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort » et souvent plus beau, plus lumineux. » Nous créons nos propres perles, lorsque nous nous efforçons de vivre avec ce qui est douloureux et que nous nous attachons au bonheur des petites choses. Les gens qui ont frôlé la mort ou vécu la maladie sont souvent radieux, car ils ont compris où porter leur regard pour passer au travers des moments difficiles et se réjouir de tout ce qui va bien. Il y a de l’amour partout. En prenant le temps d’ouvrir grand nos yeux et notre cœur pour cueillir au passage tout ce qui fait la beauté de la vie, nous nous embellissons, nous nous gavons de nourriture céleste et surtout bien terrestre. En ouvrant toutes grandes nos oreilles, en laissant de côté le juge, en nous ouvrant à l‘amour nous pouvons recevoir de la musique ce qu’elle recèle de sacré et en nous laissant porter par elle, retrouver peu à peu la paix intérieure. Chanter, laisser vibrer la musique en nous, est donc une voie royale pour s’exprimer. Que vous ayez le cœur à chanter ou non, la chanson est un excellent moyen de transposer en musique vos états d’âme, de reprendre possession de votre corps, de vos émotions, bref de votre vie en général et de laisser votre sensibilité se manifester dans toute sa beauté. - Haut de la page -
Pour la plupart des gens, chanter est un art et n'est réservé qu'à une élite. Combien de fois avons nous entendu dire : «- Oh moi, je n'ai pas une belle voix, il vaut mieux que je me taise.» En fait, il est curieux de constater que bien des chanteurs qui sont célèbres au Québec et dans le monde n'ont pas forcément des voix esthétiquement parfaites. En revanche, ils ont tous une qualité en commun : ils se donnent, s'offrent, livrent leur tripes au public, viennent nous chercher, nous toucher… Prenons l'exemple d'Édith Piaf, une des plus grandes chanteuses de son temps... Sa voix était éraillée, absolument pas parfaite. Mais elle nous touchait parce qu'elle nous donnait son âme. Alors pourquoi est-ce que vous ne pourriez pas chanter, même si votre voix n'est pas tout à fait juste, pas tout à fait propre. Je crois profondément que chaque individu possède en lui une part d’éternité, une part de beauté. Et je suis toujours profondément émue quand je peux apercevoir chez quelqu’un cette zone de vulnérabilité et de vérité, qui le rend transparent et incontournable. C’est vrai! Quand quelqu’un nous livre ses émotions et son histoire sans détours, sans faux-fuyants, nous ne pouvons que le recevoir dans notre propre humanité. Et d’une humanité à l’autre, se rejoindre, fusionner, se laisser saisir par la simplicité du moment qui donne à cet instant une parcelle d’éternité. Quand un chanteur ose nous offrir ce qu’il y a de plus intimes en lui, nous ne pouvons qu’applaudir… Alors, oui. Beaucoup d’entre nous ont peur de se montrer vulnérable ou d’accueillir la vulnérabilité d’autrui. Celle-ci est souvent perçue comme une faiblesse, un manque de contrôle. Mais quand cette sensibilité-là s’exprime par l’art alors elle est applaudie, encensée. Maria Callas était une très grande chanteuse. Pourtant la première fois que je l’ai vraiment écoutée, vers 15 ans, (j’étudiais alors le chant au Conservatoire de Genève), j’ai trouvé qu’elle chantait faux et que sa voix n’était pas si belle que ça. Puis, je me suis laissée touchée et j’ai été saisie par la profondeur de ce qu’elle offrait à son public. Dans un autre cadre, on l’aurait peut-être enfermée pour hystérie. Mais une fois canalisée par la musique son chant est devenu un des plus célèbres de son siècle Notre mission, à François Tessier et moi-même, professeur de chant du Coeur à Chanter, est de permettre à tout un chacun de s'exprimer à travers le chant et de trouver sa vraie voix, celle qui exprime la beauté de notre humanité. Alors même si vous vous sentez gêné de chanter, même si vous n’avez pas «une belle voix», même si vous croyez chanter faux, le Cœur à chanter vous offre la possibilité de venir vous faire plaisir et de vous exprimer à travers la musique, dans une atmosphère chaleureuse et accueillante. Et puis, bien sûr, il y a aussi de la place pour tous ceux qui chantent bien qui veulent améliorer leur technique et/ou développer leur talent expressif. - Haut de la page -
Par Jocelyne Z’Graggen La ballade des gens heureux. Qu’attendons-nous pour être heureux, qu’attendons-nous pour faire la fête? Chante, la vie chante, comme si tu devais mourir demain, comme si plus rien n’avait d’importance, chante oui chante… Réveillez–vous, messieurs le monde, nous avons tant de choses à faire, à dire, à vivre. Ou avons-nous perdu notre joie de vivre, notre amour de la vie. Comme dis le gros Monsieur cramoisi du petit Prince de St-Exupéry : «- Je suis un homme sérieux, je suis un homme sérieux. » Et Dieu sait, comme je suis bonne moi aussi, pour être une femme sérieuse. Alors je serais heureuse le jour où j’aurais fini tous mes lavages, quand mes enfants seront grands et que je n’aurais plus de responsabilités, ou quand je serais à la retraite, là je vais prendre du bon temps. Et comme son nom l’indique prendre du bon temps, c’est bien prendre du bon temps. C’est une action délibérée que je pose. Je prends, personne ne me le donne… Alors Stop, 5 minutes, 10 minutes une heure et à la bonne heure, sinon oups! c’est déjà fini… Au revoir, Monsieur le clown. Je vous invite à chanter, à danser, à vous arrêter pour respirer l’air frais, pour admirer la couleur du ciel, pour embrasser vos enfants, vos amis, leur dire je t’aime et prendre le temps de ressentir tout cela, car qui sait ? Tout ne dure pas toujours. Tout passe. Même le malheur. Alors pourquoi s’y accrocher? Et puis chanter libère. Si vous avez un tuyau de cheminée encrassé, « façon de parler », chanter viendra vous nettoyer. Et plus vous chanterez à gorge déployée et plus vous serez propre et plus vous serez libéré de vos «bébittes». Alors, je sais que le monde a peur, que ce n’est pas facile de lâcher prise, de cesser de chercher à conserver quoi? Une image, une façon de plaire aux autres, de correspondre à leurs attentes? De lâcher prise sur nos croyances. Si je m’arrête de fonctionner… tout va s’effondrer… Que restera-t-il de ce que je croyais si essentiel à ma survie? C’est vrai, c’est insécurisant de s’arrêter et de se retrouver face à son monde intérieur. Y aurait-il un dragon enfoui-là. Prêt à bondir sur moi? La vérité, c’est qu’en voulant le faire taire, je le laisse diriger ma vie à mon insu. Il se faufile dans toutes les sphères de ma vie, sans que je m’en rende compte et me manipule aisément. Je crois l’éviter, il me pousse à me raidir, me fait agir en étant déconnecter de ma richesse intérieure. Et plus je me sens impuissante, plus je me cramponne à mes fausses certitudes, croyant contrôler mon existence. Plus je meurs intérieurement et plus je passe à côté de la vie. Donc, pour revenir à nos moutons… Prendre le temps de vivre, de chanter, de danser, serait peut-être un remède à l’action dépourvue de signification ? Quand je me retrouve, quand je suis centrée, je peux de nouveau agir à partir de l’essence de la vie, me nourrir de ce qui est en équilibre, me laisser guider par mon être intérieur et trouver le vrai chemin…Celui qui mène à mon cœur, celui qui mène à ma divinité intérieure, à ma sagesse intrinsèque. Quand je chante, je me vide le cerveau, j’oublie tout pour quelques instants et je reviens à moi. J’oublie tout ce que mon mental me fait croire qu’il y a de si urgent, si indispensable à régler. Bon, c’est vrai, parfois, il y a urgence… Comme un bébé qui a faim. Mais la sagesse est de savoir faire le tri entre tout cela. Alors quoi, vous ne chantez plus parce que vous n’avez pas le temps. Pourquoi ne pas chanter en faisant votre épicerie… «On va me prendre pour une folle…» Moi, je crois qu’on va envier votre bonheur. Danser, en passant la balayeuse… Mouais, c’est peut-être moins efficace, mais c’est mon ballet préféré. Tout cela pour vous rappelez qu’en ces temps qui peuvent paraître obscures, (oui, il est tombé 4 mètres de neige depuis le début de l’hiver, cela fait des super pistes de luges), en ces temps un peu trop sérieux, allumez vos feux intérieurs, raviver la flamme, dégager votre lumière… Et si on s’y met tous ensemble, je suis certaine que la planète retrouvera un peu de sa belle chaleur. Si chacun de nous allume sa chandelle, cela fera bien des milliers de chandelles à briller dans la nuit et à nourrir ceux qui sont restés dans l’ombre… Le printemps est à nos portes, la belle saison. L’amour et la joie sont venus chez toi, vive la vie. (je cite Michel Fugain) - Haut de la page -
A la conquête de sa voix I. Pourquoi? Parce que le chant aborde différents aspects de la nature humaine qui sont en permanente recherche d’équilibre et qui fonctionnent en interaction, soit les plans physiques, émotionnels et spirituels. Le chant est à la fois un exercice cardio-vasculaire, un défoulement émotionnel, une méditation et bien plus… Pour commencer, chanter demande une implication physique. La voix ne se manifeste pas sans une bonne utilisation du souffle. Respirer profondément est le moteur de la voix. Et tout le monde sait que bien respirer est une bonne façon d’oxygéner son cerveau, ses muscles et les diverses cellules de son corps. Cela amène une détente ainsi qu’une plus grande acuité cérébrale. Chanter peut même devenir un bon exercice cardio-vasculaire. Bien-sûr, l’effet n’est pas le même si vous chantez « Une chance qu’on ça » de J.-P. Ferland qui est une chanson calme et posée, que si vous chantez un grand air d’opéra de type « O sole mio», qui demande une plus grande implication physique. Mais dans chacun des cas, il y a un impact sur le corps et l’esprit. Le son lui-même a un impact sur notre santé. Je suis persuadée qu’il agit sur les courants électriques de notre corps, sur les productions hormonales ainsi que sur les chants énergétiques. Prenons l’exemple des endorphines qui sont les hormones qui soulagent la douleur et qui procurent une sensation de bien-être. Les sportifs la connaissent bien, c’est elle qui leur donnent un second souffle. Et bien, le chant fait le même effet. Il agit comme un massage stimulant. Essayez d’aller vous coucher après avoir chanter une heure intensément. Vous serez rempli d’énergie, de bonne humeur et n’aurez aucune envie de dormir. C’est que la voix stimule la production d’endorphines. Voilà pourquoi la musique adoucit les mœurs, stimule les foules, libère de la souffrance. |